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Voyager en voiture avec son chien

Deux sujets se mêlent souvent et méritent d’être traités séparément : la sécurité physique pendant le trajet, et le confort émotionnel du chien.

La sécurité avant tout

Un chien non attaché devient un projectile en cas de freinage brutal. À cinquante kilomètres par heure, un chien de vingt kilos développe une force d’impact considérable, dangereuse pour lui comme pour les occupants.

La caisse de transport rigide, arrimée dans le coffre, offre la meilleure protection. Elle contient l’animal, absorbe une partie de l’énergie et le protège des projections. Un harnais de sécurité fixé à la ceinture constitue une alternative correcte, à condition qu’il soit conçu pour cet usage : un harnais de promenade ordinaire cède à l’impact.

La grille de coffre protège les passagers mais pas le chien lui-même, qui reste libre d’être projeté à l’intérieur du coffre.

Habituer un chien qui refuse

Beaucoup de chiens associent la voiture au vétérinaire ou au mal des transports. L’habituation se fait par étapes très courtes : monter et redescendre sans démarrer, puis démarrer sans rouler, puis rouler cent mètres jusqu’à un endroit agréable.

L’erreur classique consiste à ne prendre la voiture que pour des destinations désagréables. Multipliez les trajets courts vers des lieux plaisants, et le rapport s’inverse en quelques semaines.

Le mal des transports

Il est fréquent chez les jeunes chiens et diminue souvent avec l’âge, l’oreille interne finissant sa maturation. Bave abondante, halètement, immobilité, parfois vomissements. Voyager à jeun depuis quelques heures aide, de même qu’une position permettant de voir vers l’avant et une ventilation correcte.

Si les signes persistent, il existe des traitements vétérinaires efficaces. Il ne s’agit pas d’un caprice : c’est un trouble physiologique réel.

Les précautions de trajet

Ne laissez jamais un chien seul dans un véhicule à l’arrêt : l’habitacle atteint des températures mortelles en quelques minutes, même à l’ombre et vitres entrouvertes. Prévoyez une pause toutes les deux heures environ, avec de l’eau et quelques minutes de marche.

Enfin, la tête à la fenêtre expose les yeux aux projections et l’oreille interne au vent. Une vitre entrouverte suffit pour l’aération.

Préparer un long trajet

Pour un départ en vacances, habituez le chien à sa caisse plusieurs semaines avant, en la laissant ouverte à la maison avec un couchage familier à l’intérieur. Une caisse découverte le jour du départ devient une contrainte de plus dans une journée déjà chargée en nouveautés.

Emportez l’alimentation habituelle, une gamelle, de l’eau, le carnet de santé et de quoi ramasser. Un chien identifié dont les coordonnées du fichier sont à jour est aussi une précaution élémentaire : la fugue lors d’une pause sur une aire d’autoroute est un classique.

Le chien à l’avant

La place du passager avant est déconseillée : le déploiement d’un airbag est dangereux pour un animal. Si la configuration l’impose, désactivez l’airbag et reculez le siège au maximum.

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